François

J’ai 57 ans. J’aime la nature, la forêt, les grandes étendues quand il y a du relief, les randonnées avec mon chien, le VTT, la découverte, les bivouacs au milieu de nulle part, la solitude, les potes, l’aventure, l’Aveyron…

Mes proches se moquent souvent de moi parce que je suis capable de rester en admiration devant un magnifique paysage,

Quel que soit l’endroit, je suis émerveillé par les levers de soleil qui illuminent mes journées,

Et paradoxalement, depuis toujours, j’aime la moto, les sports mécaniques et les voitures….

La passion du deux roues motorisé
L’adolescence

Tout a commencé à 12-13 ans par une mobylette que Benoît, un chef scout, m’avait donnée : moins de 2 heures après l’avoir reçue, je l’avais transformée en mobylette d’enduro et je parcourais les bois avec mon voisin et sa Garelli dans une délicieuse odeur de 2 temps au parfum d’huile de ricin.

Vers 14-15 ans, j’ai découvert les joies de la moto de route grâce à un copain amoureux de ma sœur : pour avoir la paix dans son entreprise de séduction, il me filait les clés de sa Honda Dax dont il avait pris soin de faire le plein. Cet apprentissage de la conduite sur route s’est malheureusement arrêté : l’intérêt marqué par ma sœur pour le propriétaire de la Dax était inversement proportionnel à l’intérêt que je portais à sa moto…

A 16 ans, toujours le tout-terrain avec un Puch Cobra T 50 : c’était l’époque des Fantic Cabalero 50, des Aprilia, Suzuki TS et celle qui nous faisait rêver tous : la SWM 50 et son moteur incroyable de 11 CV qui prenait 11.000 t/min. Chance, pour la route, Christian, un autre chef scout, m’avait donné sa vieille Puch 50 3 vitesses à main : il manquait la première vitesse, mais à l’époque, je ne me formalisais pas pour si peu. Avec elle, j’ai fait mon premier voyage à moto avec mon copain Michel et sa Zundapp 50 : départ du Brabant Wallon pour le tour du Grand-Duché de Luxembourg…une très belle expérience.

L’age adulte (en théorie)

17 ans, une Montesa 250 Enduro : bien que la pire moto d’enduro du marché, elle m’a permis d’aller plus loin, à la découverte des chemins de ma région et a forgé ma condition physique tant elle tombait souvent en panne et était lourde à pousser.

19 ans, retour à la route avec une Honda 550 Four avec tête de fourche et valises Krauser : un appel au voyage, ce que nous avons fait avec la bande de potes de l’époque : Cévennes, Côte d’Azur, panne, galères et quelques fameux souvenirs…Cette moto équipée d’un pot Devill 4 en 1 faisait un bruit de F1 et était aussi un appel au crime : à force de vouloir passer les virages toujours plus vite et après quelques belles chaleurs, j’ai jugé préférable d’arrêter la moto de route.

Incartade en quatre roues

Une petite période Rallye auto avec mes potes de Court-St-Etienne, Goulette, Biloutte, Pitou , Tieno suivie par…une longue période de disette mécanique.

Retour au tout terrain en force

30 ans, mon épouse organise une fête et m’offre une Kawa 175 enduro d’occasion : retour à la mécanique (beaucoup) et au tout terrain (un peu). Mais cette moto sera la première d’une série ininterrompue :

Honda 600 XR avec laquelle j’ai découvert l’enduro à l’étranger : Transardennaise, Trophée Assurance Moto Verte (j’étais 2 numéros derrière Peterhansel et j’ai calé sur le podium devant les caméras d’Eurosport…), la Creuse, les Cévennes, la Corsica OffRoad, le grand Sud Tunisien,..

Suzuki DR400 : premier raid en Afrique, le moteur explose à 700 kilomètres de Dakar. Le retour vers Dakar dans un Peugeot 504 Break avec la moto sur le toit me permettra de vivre une aventure extraordinaire.

KTM450EXC 2004 et 2015 : le début des classiques françaises (Grappe de Cyrano, Aveyronnaise Classic) et de ma passion pour l’Aveyron.

Découverte des voyages

BMW1200GS à l’occasion de mes 50 ans : retour à la route avec quelques beaux voyages, en couple, en solitaire et entre amis.

Au-delà du plaisir de conduire, ce moyen de locomotion m’a permis de découvrir de magnifiques endroits, de vivre de belles expériences, de faire de chouettes rencontres.

L’Afrique

C’est assez tard que j’ai découvert le bonheur d’associer l’aventure, la moto et l’Afrique. Cette découverte, je la dois à mon ami Paul, baroudeur, aventurier et excellent organisateur. D’abord, un raid dans le grand sud tunisien, ensuite, avec « LPK » (Les pistes de Kédougou), j’ai eu la chance de participer au premier raid Kédougou, de faire un Dakar-Bamako-Dakar et aussi des reconnaissances entre Bamako et Dakar. Assez pour ancrer profondément ce besoin d’aventure et d’Afrique.

Jusqu’il y a peu, je me disais : dès que je serai pensionné, je retourne en moto en Afrique…. Avec chaque fois la même question : en serais-je encore capable ? Ne sera-t-il pas trop tard ?

Jusqu’à ce mois de mai 2019 et les discussions avec mon pote Bruno (voir « le projet »)….

C’est décidé, LE voyage de ma vie se fera fin 2020 – début 2021